Le Figaro : Présidentielle en trompe-l’œil au Kazakhstan

Article publié dans l’édition du Figaro du 7 juin 2019

Trois mois après la démission surprise de Noursoultan Nazarbaïev, qui dirige le pays depuis la chute de l’URSS, son successeur désigné, Kassym-Jomart Tokaïev, sera élu sans aucun doute dimanche.

Kassym-Jomart Tokaïev, 66 ans, n’a rien pour être président. D’ailleurs, il n’a jamais affiché d’ambitions en ce sens. C’est un diplomate, chevronné certes et sinophone – ce qui n’est pas rien lorsqu’on s’apprête à diriger le Kazakhstan – mais son esprit n’a pas été formé à prendre des décisions politiques. Sa longue fréquentation des chancelleries a fait de lui un personnage détaché des factions claniques et du monde des affaires kazakhs, qui se sont partagé les énormes richesses du sous-sol national, hydrocarbures et minerais en tête.

Pourtant, c’est lui qui a été choisi pour succéder à Noursoultan Nazarbaïev, 79 ans, sitôt annoncée sa démission, le 19 mars. Après 28 ans de règne autoritaire, il s’est choisi un pâle successeur… sans doute à dessein. «Cette succession relève de la mise en scène, dans un contexte d’indécision sur la façon exacte dont l’après-Nazarbaïev sera conçu, explique sous le couvert de l’anonymat un haut fonctionnaire du pays.

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