RFI: “Tchiki”, un parfum de féminisme dans la fiction russe

Elles habitent une petite ville de Kabardino-Balkarie, dans le Caucase russe. Janna, Liouda, Marina et Sveta y partagent un quotidien sans perspective. Ces quatre amies d’enfance vivent sous la coupe d’un proxénète jusqu’au jour où elles décident de prendre leur destin en main. Elles sont les héroïnes de Tchiki, une série qui fait parler d’elle cet été en Russie.

Par Étienne Bouche

Diffusé le 30/08/2020 sur RFI

La grande réussite de Tchiki, c’est d’être parvenu à capter cette atmosphère du sud de la Russie. La série a le sens du détail et fait d’une petite ville lambda un vrai cadre cinématographique. L’univers de Tchiki, c’est ce sud gorgé de soleil, avec sa truculence et son folklore, cette Russie périphérique où l’on mène sa vie comme on peut, où les crapules font la loi et où rien ne semble pouvoir changer.

Le journal Kommersant l’a bien relevé : « Il semblerait que ce soit la première fois que l’on montre la province d’aujourd’hui avec autant de sincérité et de sensibilité, sans optimisme bidon ni pessimisme vulgaire ». Pour échapper à leur condition, les quatre amies se mettent dans l’idée d’ouvrir un club de fitness. On se doute dès le départ que leur projet aura bien du mal à se concrétiser. Les héroïnes traversent effectivement bien des épreuves mais elles ne se laissent jamais abattre.

Ces quatre héroïnes se prostituent mais elles ne sont pas présentées sous ce prisme. Elles sont tout simplement des femmes, avec leurs problèmes familiaux, leurs soucis d’argent et leurs peines de cœur. Ce qui est intéressant, c’est que ces quatre femmes sont bien éloignées des stéréotypes féminins habituels.

A lire en intégralité sur RFI.

Photo: © NMG/Mars Media Entertainment/Sigma

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