RFI: L’Arménie veut renforcer sa coopération militaire avec la Russie

Voilà de quoi satisfaire la Russie, qui dispose déjà de deux bases militaires en Arménie et qui vient d’installer durablement 2 000 hommes en armes sur ce que Bakou considère comme son territoire, le Haut-Karabagh.

Papier diffusé sur RFI, le 21/11/2020

Ce samedi, le Premier ministre arménien Nikol Pachinian a plaidé pour un renforcement des liens militaires entre son pays et la Russie. Cette déclaration intervient moins de 2 semaines après la défaite militaire cuisante de son armée dans le conflit du Haut-Karabakh face à l’Azerbaïdjan, lequel récupère nombre de territoires autour de cette enclave séparatiste après les avoir perdus juste après la chute de l’URSS. Après l’accord du 9 novembre, signé sous l’égide de Vladimir Poutine, près de 2 000 soldats de la paix russes ont été déployés au Karabakh. Avec notre correspondant à Tbilissi, Régis Genté

« Nous espérons que nous pourrons renforcer la coopération avec la Russie non seulement dans le domaine de la sécurité, mais aussi de la coopération militaire et technique. » C’est par ces mots que Nikol Pachinian a salué ce samedi la venue à Erevan des ministres russes de la Défense et des Affaires étrangères, Mrs Shoïgou et Lavrov.

Voilà de quoi satisfaire la Russie, qui dispose déjà de deux bases militaires en Arménie et qui vient d’installer durablement 2 000 hommes en armes sur ce que Bakou considère comme son territoire, le Haut-Karabagh.

Moscou peut d’autant se frotter les mains, en renforçant ses positions militaires dans ce Sud-Caucase si sensible, aux portes de l’Iran et du Moyen-Orient, que M. Pachinian est perçu comme ayant des inclinations pro-occidentales.

En arrivant au pouvoir au terme de la révolution de velours du printemps 2018, il avait, il est vrai, apporté avec lui de nombreux cadres qui travaillaient jusqu’alors pour des ONG internationales et anglo-saxonnes.

Voilà qui n’avait pas plu au Kremlin, un Kremlin que M. Pachinian s’est efforcé de satisfaire en permanence depuis 2 ans, en conduisant la politique étrangère la plus pro-russe qu’a jamais connue l’Arménie.

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