RTS: Premier jour de campagne électorale en Ukraine

Sur les panneaux publicitaires d’Ukraine, elle a commencé depuis longtemps déjà. Mais c’est aujourd’hui que le compte à rebours est lancé. Les élécteurs ont jusqu’au 31 mars pour se choisir un avenir.

Papier diffusé dans les journaux de la matinale sur la RTS, le 31/12/2018

Aujourd’hui, 31 décembre, marque le lancement officiel de la campagne des présidentielles en Ukraine. 5 ans après la révolution du Maïdan, le pays n’a toujours pas récupéré le contrôle de la péninsule de Crimée, annexée par la Russie, et souffre toujours d’une guerre ouverte dans l’est industriel et d’une corruption endémique. Les défis de l’élection sont donc conséquents. Les électeurs ont trois mois pour faire leurs choix, jusqu’au premier tour le 31 mars. A Kiev, Sébastien Gobert

A en croire les slogans électoraux sur les panneaux d’affichage de Kiev, la campagne n’a pas commencé aujourd’hui, mais depuis des mois. C’est le signe que la bataille sera rude. Le chef de l’Etat actuel, Petro Porochenko, mise sur le triptyque patriotique de l’armée, de la foi, et de la langue ukrainienne pour assurer sa réélection. Sa rivale Ioulia Timochenko, icône de la politique nationale depuis plus de dix ans, promet elle une nouvelle politique économique, un nouveau plan de paix avec la Russie, et une nouvelle constitution citoyenne. Les regards se focalisent pour l’heure sur ces deux poids lourds, même si on attend plus d’une vingtaine de candidatures. On n’exclut pas non plus la percée d’un outsider comme la star de télévision Volodymyr Zelenskiy, ou du chanteur de rock Svyatoslav Vakartchouk. Dans un contexte de guerre avec la Russie, les questions de sécurité sont centrales On redoute qu’une possible escalade militaire, sur le front de l’est ou dans la mer noire, ne vienne compliquer la campagne. Le ministre de l’intérieur a d’ores et déjà mis en garde contre une ingérence russe massive dans le processus électoral. Les sondages montrent néanmoins que les électeurs ont aussi des priorités très concrètes: vaincre la crise économique, réduire les prix démesurés du gaz, ou encore lutter contre la corruption endémique. Des sujets que la plupart des candidats tentent pour l’instant d’éviter.

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