RFI: Le concours Tchaïkovski, la musique classique au sommet

La 16ème édition du concours Tchaïkovski s’est achevée le 30 juin en Russie. Créée en 1958, cette compétition internationale a lieu tous les quatre ans et incarne l’excellence dans le domaine de la musique classique. Sa discipline reine: le piano. Se distinguer à l’occasion de ce concours parmi les plus prestigieux au monde représente pour les jeunes musiciens un véritable tremplin professionnel.

Par Étienne Bouche, à Moscou

Reportage diffusé le 12/07/2019 dans l’émission “Accents d’Europe”, sur RFI

Dans la grande salle du conservatoire Tchaïkovski de Moscou, les auditions de piano se déroulent dans une atmosphère mêlant excitation et solennité. Comme tous les soirs, la salle est quasiment pleine : le concours Tchaïkovski passionne un public mélomane bien au-delà des professionnels. 25 jeunes pianistes, originaires de différents pays, se succèdent sur la plus grande scène du pays. « Pour un pianiste russe, cette participation est particulièrement importante parce qu’en Russie, je crois qu’on entend parler du concours Tchaïkovski avant même d’apprendre à jouer ! C’est pourquoi on ressent une excitation et une émotion particulières quand on entre sur cette scène pour ce concours », souligne Russe Andrey Gugnin, l’un des candidats en lice.

Pendant dix jours, les meilleurs pianistes de la nouvelle génération se produisent à Moscou. Parmi eux, beaucoup de Russes mais aussi plusieurs candidats venus d’Asie – une tradition dans la catégorie piano. Dès le premier tour, les prestations sont étourdissantes – il faut dire que la sélection préalable est drastique. « Le niveau est très élevé, les pourparlers qui nous attendent vont être rudes…, confie Denis Matsuev, président du jury. Lauréat du concours en 1998, ce pianiste russe estime que dans une telle compétition, la maîtrise technique ne suffit pas. « Aucun ne peut vraiment se distinguer par sa virtuosité. Ce qui nous intéresse avant tout, c’est la personnalité : nous prêtons attention d’abord aux caractéristiques artistiques des candidats afin de déceler leur potentiel. Quand Emil Gilels a donné le premier prix à Grigory Sokolov en 1966, Sokolov avait 16 ans ! Gilels avait vu juste et fait preuve d’un flair formidable. »

Reportage à découvrir dans son intégralité sur RFI (à partir de 06’08).

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