RFI: La biennale de l’Oural, réflexion sur l’avenir des sites industriels

La cinquième biennale industrielle de l’Oural s’est achevée le 1er décembre à Ekaterinbourg. 75 artistes issus de 25 pays participaient à cette édition. Créée en 2010, cette biennale est aujourd’hui est l’un des grands rendez-vous de l’art contemporain en Russie. Elle met à l’honneur la région de l’Oural et sa capitale, Ekaterinbourg, considérée comme l’extrémité orientale de l’Europe. Une ville à l’image austère puisqu’elle souvent associée à la fois à son histoire industrielle et à son passé criminel des années 1990.

Par Etienne Bouche

Diffusé le 26/11/2019 sur RFI, émission “Vous m’en direz des nouvelles”.

Il faut passer des murs surélevés de barbelés pour pénétrer sur le territoire de la biennale. Cette année, les œuvres sont exposées sur deux étages d’une immense usine d’industrie optique en activité. Insérées dans ce décor brut à demi obscur, elles semblent gagner en puissance. « Il ne s’agit pas uniquement de la biennale de l’Oural, mais de la biennale industrielle de l’Oural, précisément parce que c’était important pour nous de parler de cette singularité : d’Ekaterinbourg comme une ville d’usines, conçue comme un centre de production, représentative de l’industrialisation soviétique des années 1920 et 1930 et de l’école architecturale constructiviste, présente Alissa Proudnikova, commissaire de la biennale et originaire d’Ekaterinbourg. Avec ce projet, nous avons l’ambition de connecter l’énergie puissante de la production industrielle et le processus créatif afin de faire de ce lieu un espace unique d’expressions artistiques, à la fois régional et international. »

Les œuvres d’artistes reconnus comme Pavel Pepperstein côtoient celles d’artistes de la nouvelle génération. Beaucoup d’entre eux vivent et travaillent dans l’Oural. Car l’événement a aussi pour vocation de mettre en lumière la création contemporaine régionale.

A écouter en intégralité sur RFI (à partir de 44’22).

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