La Croix : Dans l’est de l’Ukraine, entre guerre et paix

Article publié par La Croix le 9 décembre 2019.

Reportage. Le premier sommet diplomatique consacré au processus de paix dans l’Est de l’Ukraine depuis 2016, s’ouvre lundi 9 décembre à Paris. Les populations près de la ligne de front oscillent entre l’espoir qu’il débouche sur de véritables avancées et la crainte d’une nouvelle désillusion.

Fabrice Deprez, envoyé spécial à Stanitsya Louhanska (est de l’Ukraine)

La journée touche à sa fin et Vyacheslav Sokolov, le directeur du musée d’histoire locale de Stanitsya Louhanska doit se résigner : aucun visiteur n’aura aujourd’hui poussé les portes de ce bâtiment de briques blanches dédié aux groupes cosaques qui ont, plusieurs siècles durant, parcouru cette région ukrainienne proche de la frontière russe.

Il n’y a pourtant pas si longtemps que des bus scolaires se garaient chaque jour devant le musée pour y déverser les écoliers des alentours. C’était avant 2014, avant la guerre, avant que le toit ne soit soufflé par un obus et que la première caractéristique du musée, aujourd’hui presque entièrement vidé de ses œuvres en attendant une rénovation, ne soit de se retrouver à quelques centaines de mètres de la ligne de front.

Une rivière et un no man’s land les séparent de la « République Populaire de Louhansk », l’un des deux groupes séparatistes soutenus par Moscou qui contrôlent toujours une partie de l’est de l’Ukraine.

À l’approche du sommet diplomatique du 9 décembre où les chefs d’État français, ukrainien, russe et allemand vont tenter de relancer un processus de paix moribond depuis 2016, Vyacheslav Sokolov espère « un mouvement, un pas en avant » pour que « les excursions reprennent au musée, et que la vie revienne ». Un espoir prudent, marqué dans cette région du Donbass par près de six ans de désillusions.

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