Le Monde : Pologne : « Le PiS sait que son apogée est désormais passé »

Pour Tomasz Grodzki, le président du Sénat, le gouvernement ultraconservateur risque d’affaiblir durablement la place de la Pologne en Europe.

Tomasz Grodzki, 61 ans, est président du Sénat polonais depuis le 12 novembre 2019. Ce membre de la Plate-forme civique (centre droit), inconnu du grand public il y a peu, fait désormais figure de principal opposant à la majorité ultraconservatrice du PiS (Droit et justice), toujours dominante à la Diète.

Depuis que vous êtes devenu le principal visage de l’opposition parlementaire, vous êtes la cible d’attaques à répétition de la part des médias publics et progouvernementaux. Comment y réagissez-vous ?

Ces attaques sont très violentes et il n’est pas exagéré de dire qu’elles rappellent des méthodes bolcheviques. En quarante ans de carrière comme chirurgien, je n’ai jamais eu affaire à la loi ni à des accusations de malhonnêteté. Depuis que je suis devenu président du Sénat, les médias qu’il ne faut plus appeler « publics » mais « gouvernementaux » m’accusent d’avoir pris des pots-de-vin, sur la base de témoignages anonymes, de la part de témoins dont on ne sait strictement rien. Ceci dépasse toute norme morale ou éthique.

On a proposé à un de mes anciens patients 5 000 zlotys en liquide [1 250 euros] pour faire un faux témoignage m’accablant. Ce sont des méthodes illégales, de la falsification de preuve. Il existe par ailleurs de forte suspicions que ces médias travaillent main dans la main avec d’autres services de l’Etat. C’est une manière très sale de faire de la politique, et qui dépasse largement les normes acceptables en démocratie.

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