Coronavirus et libertés: L’aubaine du coronavirus pour l’autoritaire régime d’Azerbaïdjan

Le président Ilham Aliev vise l’opposition, responsable selon lui d’encourager une panique liée à l’épidémie de coronavirus

Le président Ilham Aliev vise l’opposition, responsable selon lui d’encourager une panique liée à l’épidémie de coronavirus.

Par Régis Genté, Tbilissi.

En Europe centrale et orientale, dans le Caucase, dans les Balkans : la crise sanitaire causée par le coronavirus est parfois une aubaine pour réduire les libertés individuelles et publiques. Daleko-Blisko fait un tour d’horizon des situations les plus sensibles.

Au Caucase du Sud, c’est l’Azerbaïdjan qui se distingue en profitant de la crise du coronavirus pour écraser un peu plus les voix critiques. Le 19 mars, le Président Ilham Aliev menaçait ses opposants en les qualifiant de « cinquième colonne », leur reprochant de semer la panique au sujet de ladite crise. Il menaçait alors de les isoler… Quelques jours plus tard, Tofig Yagoublou, une des figures de l’opposition était arrêté pour « hooliganisme ». Human Rights Watch écrit : “Yagublu’s arrest comes days after President Ilham Aliyev made comments suggesting he would use measures supposedly designed to tackle the coronavirus pandemic to crackdown on opposition, another disturbing example of the government’s contempt for free speech and political critics.” Selon Ali Karimli, le leader du Front Populaire d’Azerbaïdjan affirme que deux autres opposants ont été arrêtés sous des prétextes similaires. Et ce alors que la gestion de la crise par les autorités du pays pose question, celles-ci, qui jouissent pourtant des énormes revenus du pétrole et gaz, ayant créé un fond pour collecter de l’argent pour lutter contre le coronavirus. Un fond auquel la population serait fortement encouragée de contribuer, malgré sa pauvreté.

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