Le Figaro: Haut-Karabakh: dans les sous-sols de Stepanakert, l’espoir fragile d’un cessez-le-feu

Pendant que Bakou et Erevan s’accusent mutuellement de ne pas respecter l’accord, les jeunes hommes sont au front et pas un enfant n’égaie les lieux. Régis Genté a passé la journée de dimanche à Stepanakert.

Reportage publié dans Le Figaro, le 11/10/2020

REPORTAGE – Pendant que Bakou et Erevan s’accusent mutuellement de ne pas respecter l’accord, les jeunes hommes sont au front et pas un enfant n’égaie les lieux. Régis Genté a passé la journée de dimanche à Stepanakert.

Ils ne sont que quelques voisins à tirer sur leur cigarette, en ce dimanche midi, au bas d’un immeuble aux fenêtres délabrées de la rue de Martouni, à Stepanakert, la capitale et la plus grande ville de la république du Haut-Karabakh. Yacha, Arayik et quelques autres ne s’éloignent jamais de la porte du sous-sol, où ils vivent reclus depuis douze jours. «Le cessez-le-feu, on n’y croit pas. Il devait entrer en vigueur samedi à midi… mais t’as entendu: dix roquettes à dix heures du soir, et puis une autre série à trois ou quatre heures du matin», commente Arayik, un fonctionnaire d’une quarantaine d’années qui n’a d’autre chose à faire ces jours-ci que de ruminer la géopolitique régionale. Il attend son ordre de mobilisation. Côté arménien, ne partent au front que ceux qui ont récemment terminé leur service militaire et sont donc familiers des équipements modernes que se sont procurés les armées de l’Arménie et de la république d’Artsak, comme on appelle ici le Haut-Karabakh.

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